Activité vétérinaire : la nécessité d’une activité structurée et équipée, en collaboration avec un élevage résilient
Le rapport publié par la Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services écosystémiques (IPBES) souligne que toutes les entreprises dépendent de la nature et ont un impact sur la biodiversité. Les entreprises ont aujourd’hui l’obligation de faire un choix : engager un changement transformateur vers des pratiques durables, ou risquer des conséquences graves, autant pour la survie des écosystèmes que pour leur propre pérennité.
Approuvé par les représentants de plus de 150 gouvernements membres de l’IPBES, le rapport « Entreprises et Biodiversité » souligne que les entreprises jouent un rôle essentiel pour enrayer la perte de biodiversité. Même les entreprises qui semblent éloignées de la nature dépendent indirectement des services fournis par les écosystèmes, comme l’approvisionnement en eau, la régulation du climat ou encore les activités touristiques et culturelles. Malheureusement, elles manquent d’informations et d’outils pour évaluer leur impact et leur dépendance à la nature.
Le système économique actuel favorisant la dégradation de la nature, les entreprises subissent des incitations économiques inadéquates, un manque de règles efficaces et des lacunes importantes en matière de données et de connaissances.
Le rapport insiste également sur l’importance d’intégrer les connaissances scientifiques et les savoirs autochtones et locaux. Les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité, mais leurs territoires sont fortement menacés par le développement industriel : environ 60 % des terres autochtones sont concernées. Une collaboration respectueuse avec ces communautés pourrait améliorer la gestion des risques et des opportunités pour les entreprises.
Enfin, le rapport présente plus de 100 actions concrètes que peuvent entreprendre les entreprises, les gouvernements, les acteurs financiers et la société civile. Les entreprises peuvent par exemple améliorer leur efficacité, réduire leurs déchets et leurs émissions, adopter des stratégies transparentes et rendre publics leurs impacts environnementaux. Toutefois, elles ne peuvent pas agir seules : un environnement favorable, incluant des politiques publiques adaptées, des systèmes financiers durables, des normes sociales et une meilleure disponibilité des données, est nécessaire.